De la RSE à l'actionnaire

Publié le par Daniel Guillot

Depuis le début de la crise financière l'actionnaire n'est plus le hérault des temps modernes. Le capitalisme financier est critiqué au plus haut niveau de l'Etat mais tout le monde se rend compte que le discours n'est en rien suivi par des mesures concrètes de régulation pourtant revendiquées haut et fort.

Quel rapport avec France Télécom Orange ?

A France Télécom c'est une double crise qui  intervenue la première est la crise sociale que nous connaissons tous, la seconde est la crise de confiance des clients de l'entreprise.

Notre nouveau DG rame, avec un vrai talent pour essayer de juguler les effets voire certaines causes de cette double crise.

Les négociations sociales engagées commence à produire quelques résultats, la qualité de service reprend une place réelle dans les priorités de l'entreprise.

Il est clair que le discours officiel est aujourd'hui aux antipodes de ce que nous connaissons depuis les années Breton. On ne jugera plus le manager sur sa capacité à se séparer de ses collaborateurs, on ne dit plus aux techniciens "les pannes cela montre aux clients que le réseau ne marche pas tout seul...". On ose tenter des expérimentations d'enrichissement des tâches dans les services clients et enfin on reprend les embauches comme au milieu des années 90...

Ces nouvelles orientations marquent l'entreprise et ses dirigeants le conseil d'administration n'y échappe pas.

La nouvelle doublette ne se traduira pas dans une inflation des rémunérations, même si les niveaux atteints restent de mon point de vue encore trop élevés. La question du changement du mode de rémunération de la part variable des dirigeants ne se traduira pas par des mesures gadgets mais fera l'objet d'une vraie discussion avec les partenaires sociaux....

Force est de constater que des changements sont opérés....

 

Les limites de l'exercice sont de mon point de vue de deux ordres sur le plan managérial et dans le rapport aux actionnaires.

Sur le premier point on ne voit toujours pas comment va se traduire la question du retour de l'horizontalité et la remise en cause de l'hyper-centralisation annoncés par Stéphane Richard. Cette question semble moins présente dans les discours est ce la triste réponse ?

Enfin les actionnaires percevront leurs dividendes à la hauteur des engagements passés : voilà une promesse tenue... En en attendant d'autres plus managériales

 

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