Appel de la CFDT aux salariés du Groupe

Ensemble, nous pouvons inventer demain.

Un nouveau décès vient d’endeuiller la communauté des salariés du Groupe France Télécom –

Orange.

Des « intentions » ont été annoncées par le Président Lombard avec l’annonce d’un nouveau contrat

social ; des perspectives de changement dans la gestion de l’entreprise ont été posées par Stéphane

Richard mais nous restons trop dans le domaine des bonnes intentions. Nous constatons pour

l’essentiel au quotidien que les choses évoluent peu ou pas du tout. Quel que soit notre service,

notre métier, notre statut ; que nous soyons employé, cadre expert ou cadre manager nous

attendons autre chose que de la compassion.

Les mesures d’urgence concrètes ne sont pas encore en place et l’on sent que les résistances sont

énormes de la part de ceux qui ne veulent pas perdre une miette de leur pouvoir. Cela se manifeste

en particulier dans les négociations en cours.

Chaque salarié doit pouvoir retrouver dans son environnement de travail humanité, solidarité et

soutien collectif laissés de côté par la direction depuis de longues années. L’Entreprise doit mettre

tous les moyens nécessaires pour les recréer aujourd’hui. Il n’y a toujours pas de rempart à la

souffrance et à la tentation du geste ultime et il y a toujours malheureusement des «hémorragies de

vie ».

La CFDT considère que les Salariés doivent prendre leur situation en main en faisant vivre euxmêmes

ces valeurs humaines sans attendre de directives. Déjà depuis quelques semaines nous

avons assisté à une véritable renaissance des solidarités individuelles et collectives longtemps

brisées par la pression, l’individualisation à outrance qui ne peuvent engendrer que culpabilisation et

repli sur soit chez certains d’entre nous.

Nous ne devons pas baisser les bras mais tous continuer à reprendre la parole.

Il ne faut pas hésiter à s’octroyer du temps pour échanger entre nous, à écouter un collègue que

nous sentons en difficulté, à joindre ou faire joindre le collègue en congé maladie que nous n’avons

pas eu au téléphone depuis quelques jours et s’il le faut demander conseil à un autre collègue,

interpeler les services sociaux, le médecin du travail, un délégué du personnel.

Parallèlement les organisations syndicales qui s’engagent dans les négociations ont besoin du

soutien de tous. Ce n’est pas le moment de déserter la table des négociations et les organisations

doivent toutes prendre conscience de leur responsabilité.

Le 20 octobre une nouvelle séance de négociation va se tenir. L’ensemble des organisations

syndicales estiment qu’il est nécessaire d’en faire un temps de mobilisation. Ce doit être aussi un

temps de rassemblement des salariés dans les établissements pour manifester notre solidarité avec

nos collègues disparus et leurs proches mais aussi pour exiger que les négociations apportent les

premières réponses fortes attendues par les salariés.

Le 18 octobre 2009.

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