Inventons demain

« Inventer demain, c’est être acteur de sa vie professionnelle et personnelle. Cela suppose connaître l’évolution des métiers et des emplois sur les territoires, et avoir confiance dans les discours et les engagements de l’entreprise.

L’échec des négociations sur l’emploi et les compétences dans le groupe (hors Silicomp), participe au déficit de confiance et contribue à la souffrance au travail.

L’entreprise dégage des moyens importants pour réduire sa dette, pour son développement à l’international et surtout pour ses actionnaires. Elle doit également investir dans le développement humain et changer sa stratégie sociale.

Responsabilité sociale et développement durable doivent aussi trouver une résonnance concrète.

 

Oui, je pense que certaines méthodes de gouvernance interne peuvent et doivent être radicalement revisitées. Les derniers événements tragiques l’ont démontré.

Oui, ensemble inventons demain ! »

Daniel Guillot


Les années de transformation à marche forcée

Les années 2004-2009 ont été celles de changements lourds pour France Télécom. L’État y a vu sa part diminuer régulièrement et Didier Lombard a renforcé la stratégie d’opérateur intégré, donnant de nouvelles perspectives au téléphone fixe.

Ce choix de stratégie industrielle, s’il est pertinent, ne doit pas masquer celui de la « transformation » de l’entreprise à marche forcée. Le top management de l’entreprise a voulu réduire fortement la dette de l’entreprise et battre des records de dividendes de l’action.

Les conséquences :

• 40 000 suppressions d’emplois ;

• 25 000 emplois en sous-traitance (en France) ;

• centralisation à outrance avec des activités de plus en plus spécialisées (une ville-un métier) ;

• fermetures de sites et mobilités imposées ;

• augmentation sans précédent de la souffrance au travail.

 

La déstabilisation est devenue un mode de gestion “normalisée”, accompagnée pour certains d’entre nous d’incompréhensions, de colère, et de drames. Il y a urgence !

Le salarié doit être respecté. Il passe avant les bénéfices des actionnaires. Il est temps d’ouvrir une nouvelle page.

 

 



Inventer demain

Le CA a pour vocation d’anticiper, de définir un projet industriel et d’en tracer la stratégie.

Même si, des facteurs d’incertitude existent toujours, comme la question du 4ème opérateur mobile, ou les décisions en matière d’accès à la fibre optique. Il se doit d’inventer demain !

A partir de 2012, des dizaines de milliers d’entre nous quitteront l’entreprise. C’est un enjeu stratégique majeur à préparer aujourd’hui.

Dans une entreprise de nouvelles technologies, ce sont les hommes et les femmes qui en sont la première valeur. Ils innovent, réalisent, répondent aux attentes de plus en plus riches et diversifiées des consommateurs, des clients de l’entreprise et de France Télécom, dans des conditions de plus en plus difficiles.

La question de l’insertion des jeunes et des transmissions de compétences est un des principaux défis devant nous.

L’échec des 2 négociations sur la GPEC (Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences) en 2006 et 2009 (à l’exception de Silicomp) est un vrai handicap, mais ne modifie en rien les enjeux. La question des moyens consacrés à la formation professionnelle, à l’accompagnement social des restructurations, à l’emploi est bien de la compétence du CA, elle doit y être portée avec conviction.



Crédibles parce que représentatifs

La France est le pays d’Europe ayant le plus grand nombre de syndicats et le plus faible taux de syndicalisation. La question de la représentativité, de la capacité à négocier et à s’engager, est un élément important surtout en période de crise.

La CFDT et la CGT ont oeuvré à une réforme de la représentativité qui s’appuie sur le principe de la reconnaissance par l’élection et sur la mise en place progressive de l’accord majoritaire.édibles parce que Peut-on déplorer, comme le font certains, que faire au moins 10 % des voix pour être représentatif est anti-démocratique ? Pour faire face à cette nouvelle réalité, certains se regroupent, d’autres ajoutent des sigles...mais sans réelles cohérences.

Pour la CFDT, ce n’est pas la bonne recette. Les salariés ont besoin de clarté et de

transparence.

 

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