négo. stress condition de travail déclaration CFDT

Déclaration préalable lue par XavierMajor DSC UES CFDT
« Nous attendons beaucoup de la négociation qui s’ouvre aujourd’hui. Nous ne pouvons que regretter qu’elle s’ouvre enfin mais dans une situation de crise et après autant de drames humains.

Le seul point que nous partageons à ce stade avec la Direction est celui de l’absolue nécessité d’une mobilisation d’urgence pour éviter qu’un nouveau nom ne vienne compléter une liste déjà trop longue et pour prendre en charge les collègues voisins ou témoins de ces drames.

Pour le reste, nous estimons que les déclarations faites par le Président Lombard aux côtés de Monsieur Darcos restent à ce stade des intentions. Les actes forts doivent arriver à présent. Ils doivent permettre de traiter toutes les formes de mal être au travail et pas seulement ses manifestations les plus critiques et dramatiques.

 Le ministre du travail et des relations sociales demande une meilleure prise en compte des situations individuelles dans l’organisation et s’étonne de l’absence d’une Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences à FT. Nombre d’acteurs internes ou externes à l’entreprise semblent découvrir la situation et les dérives d’un pilotage essentiellement financier de l’entreprise et d’une politique de distribution de dividendes qui conduit à faire du personnel et de ses conditions de travail une simple variable d’ajustement.

Nous attendons de voir comment le PDG va transformer l’entreprise pour que : « le France Télécom du mois de décembre ne (soit) pas le France Télécom d’aujourd’hui ».  Rassurez-nous sur le fait que celui de décembre ne soit pas seulement différent mais meilleur pour l’ensemble des salariés du Groupe.

La Cfdt ne se satisfait pas des mesures individuelles médiatisées mais demande des mesures collectives. Nous ne sommes pas à la hauteur des enjeux sur les changements indispensables d’organisation du travail. Il faut prendre en compte la réalité de la complexité de l’humain au travail particulièrement bien analysée par les professionnels de la santé au travail.

Nous ne pouvons que souscrire à la volonté affichée du PDG d’un nouveau « contrat social » que la Cfdt réclame depuis des années.

 

La CFDT attend :

- que l’entreprise s’engage à passer du seul curatif à des actions préventives fortes en amont des décisions d’évolution de l’entreprise ;

- que l’entreprise prenne en compte la situation spécifique des cadres (et n’en fasse pas des boucs émissaires) et interroge l’organisation du travail et les méthodes de management ;

- qu’elle permette de faire contribuer l’ensemble des salariés aux évolutions de l’entreprise et de redonner de l’autonomie et des marges de manœuvre aux managers en lieu et place de cadres « qui se soumettent ou se démettent » ; de redonner du sens à l’action de tous et de repartager les valeurs qui doivent sous-tendre la politique sociale et managériale de l’entreprise

- que des précisions sur les annonces faites le 25 août soient apportées : des RH avec quelle mission ? Où ? Des médecins dans quel délai ? Quelles solutions d’attente ?

- que l’entreprise s’engage sur la relance d’un dialogue social loyal afin que l’ensemble des structures de représentation du personnel puisse jouer leur rôle.

La CFDT jouera son rôle dans cette négociation et en a des attentes fortes dans l’intérêt de tous les salariés du Groupe. Mais nous n’hésiterons pas non plus à dénoncer des annonces et actions qui ne viseraient qu’à calmer la vague médiatique sans réinterroger l’organisation et la gouvernance actuelles de l’entreprise qui nous a conduit à la situation actuelle.

Nous réitérons notre demande d’un moratoire des restructurations en cohérence avec le calendrier de négociation dont nous allons convenir aujourd’hui.

Il faut passer du dire au faire, redonner à tous les salariés les éléments fondamentaux d’un épanouissement L’entreprise a besoin de toutes ces intelligences”.

 

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